Month: May 2006

De Berg


[quote]YOGYAKARTA/DEN HAAG – Een krachtige aardbeving met een kracht van 6,2 op de schaal van Richter heeft zaterdag de regio Yogyakarta op het Indonesische eiland Java getroffen. Het dodental is opgelopen tot boven de 3000. Dat heeft een functionaris van het ministerie van Sociale Zaken in Jakarta gezegd[/quote]

Te bedenken dat ik in 1960-1968 te Yogyakarta woonde…
De vulkaan Merapi was altijd onderdeel van de skyline.
Gelukkig woont daar geen familie meer!

Non, je ne regrette rien


Non, rien de rien, non, je ne regrette rien! Ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal; tout ça m’est bien egal! Non, rien de rien, non, je ne regrette rien! C’est payé, balayé, oublié. Je me fous du passé! Avec mes souvenirs j’ai allumé le feu! Mes chagrins, mes plaisirs, je n’ai plus besoin d’eux! Balayés les amours avec leurs trémolos, balayer pour toujours! Je repars à zéro. Non, rien de rien, non, je ne regrette rien! Ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal; tout ça m’est bien egal! Non, rien de rien, non, je ne regrette rien! Car ma vie, car me joies aujourd’hui ça commence avec toi! Charles Dumont / Michel Vaucaire / Edith Piaf

Nathalie


La Place Rouge tait vide Devant moi marchait Nathalie Elle avait un joli nom, mon guide Nathalie La Place Rouge tait blanche La neige faisait un tapis Et je suivait par ce froid dimanche Nathalie Elle parlait en phrases sobres De la Rvolution d’Octobre Je pensais dj Qu’aprs le tombeau de Lnine On irait au Caf Pouchkine Boire un chocolat La Place Rouge tait vide Je lui pris son bras, elle a souri Il avait des cheveux blonds, mon guide Nathalie, Nathalie Dans sa chambre, a l’universit Une bande d’tudiants L’attendait impatiemment On a ri, on a beaucoup parl Ils voulaient tout savoir Nathalie traduisait Moscou, les plaines de Krim Et les Champs-Elyses On a tout mlang et on a chant Et puis, ils ont dbouch En riant l’avance Du champagne de France Et on a dans Et quand la chambre fut vide Tous les amis taient partis Je suis rest seul avec mon guide Nathalie Plus d’questions de phrases sobres Ni d’au Rvolution d’Octobre On n’en tait plus l Fini le tombeau de Lnine Le chocolat de chez Pouchkine C’est, c’tait loin dj Que ma vie me semble vide Mais je sais qu’un jour Paris C’est moi qui lui servirai de guide Nathalie Nathalie Bcaud Gilbert –

Paris



Je suis l’dauphin d’la place Dauphine
Et la place Blanche a mauvaise mine
Les camions sont pleins de lait
Les balayeurs sont pleins d’balais

Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille

Les travestis vont se raser
Les stripteaseuses sont rhabillées
Les traversins sont écrasés
Les amoureux sont fatigués

Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille

Le café est dans les tasses
Les cafés nettoient leurs glaces
Et sur le boulevard Montparnasse
La gare n’est plus qu’une carcasse

Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille

La tour Eiffel a froid aux pieds
L’Arc de Triomphe est ranimé
Et l’Obélisque est bien dressé
Entre la nuit et la journée

Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille

Les banlieusards sont dans les gares
A la Villette on tranche le lard
Paris by night, regagne les cars
Les boulangers font des bâtards

Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille

Les journaux sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C’est l’heure où je vais me coucher

Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n’ai pas sommeil

Jacques Dutronc

Le Moribond


Adieu Chirac je t’aimais bien Adieu Chirac je t’aimais bien tu sais On a chanté les mêmes vins On a chanté les mêmes filles On a chanté les mêmes chagrins Adieu Chirac je vais mourir C’est dur de mourir au printemps tu sais Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme Car vu que tu es bon comme du pain blanc Je suppose que tu prendras soin de la France Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Je veux qu’on s’amuse comme des fous Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Quand c’est qu’on me mettra dans le trou Adieu Royal je t’aimais bien Adieu Royal je t’aimais bien tu sais On n’était pas du même bord On n’était pas du même chemin Mais on cherchait le même port Adieu Royal je vais mourir C’est dur de mourir au printemps tu sais Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme Car vu que tu étais sa confidente Je sais que tu prendras soin de la France Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Je veux qu’on s’amuse comme des fous Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Quand c’est qu’on me mettra dans le trou Adieu Sarko je t’aimais pas bien Adieu Sarko je t’aimais pas bien tu sais J’en crève de crever aujourd’hui Alors que toi tu es bien vivant Et même plus solide que l’ennui Adieu Sarko je vais mourir C’est dur de mourir au printemps tu sais Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme Car vu que tu étais son amant Je sais que tu prendras soin de la France Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Je veux qu’on s’amuse comme des fous Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Quand c’est qu’on me mettra dans le trou Adieu la France je t’aimais bien Adieu la France je t’aimais bien tu sais Mais je prends le train pour le Bon Dieu Je prends le train qui est avant le tien Mais on prend tous le train qu’on peut Adieu la France je vais mourir C’est dur de mourir au printemps tu sais Mais je pars aux fleurs les yeux fermés la France Car vu que je les ai fermés souvent Je sais que tu prendras soin de mon âme Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Je veux qu’on s’amuse comme des fous Je veux qu’on rie Je veux qu’on danse Quand c’est qu’on me mettra dans le trou Jacques Brel –

Die Lorelei


Ich weiß nicht, was soll es bedeuten, Daß ich so traurig bin, Ein Märchen aus uralten Zeiten, Das kommt mir nicht aus dem Sinn. Die Luft ist kühl und es dunkelt, Und ruhig fließt der Rhein; Der Gipfel des Berges funkelt, Im Abendsonnenschein. Die schönste Jungfrau sitzet Dort oben wunderbar, Ihr gold’nes Geschmeide blitzet, Sie kämmt ihr goldenes Haar, Sie kämmt es mit goldenem Kamme, Und singt ein Lied dabei; Das hat eine wundersame, Gewalt’ge Melodei. Den Schiffer im kleinen Schiffe, Ergreift es mit wildem Weh; Er schaut nicht die Felsenriffe, Er schaut nur hinauf in die Höh’. Ich glaube, die Wellen verschlingen Am Ende Schiffer und Kahn, Und das hat mit ihrem Singen, Die Loreley getan. Heinrich Heine, 1823

Zu Bacharach am Rheine


Zu Bacharach am Rheine Wohnt eine Zauberin, Sie war so schön und feine Und riß viel Herzen hin. Und brachte viel zu schanden Der Männer rings umher, Aus ihren Liebesbanden War keine Rettung mehr. Der Bischof ließ sie laden Vor geistliche Gewalt – Und mußte sie begnaden, So schön war ihr’ Gestalt. Er sprach zu ihr gerühret: "Du arme Lore Lay! Wer hat dich denn verführet Zu böser Zauberei?" "Herr Bischof laßt mich sterben, Ich bin des Lebens müd, Weil jeder muß verderben, Der meine Augen sieht. Die Augen sind zwei Flammen, Mein Arm ein Zauberstab – O legt mich in die Flammen! O brechet mir den Stab!" "Ich kann dich nicht verdammen, Bis du mir erst bekennt, Warum in diesen Flammen Mein eigen Herz schon brennt. Den Stab kann ich nicht brechen, Du schöne Lore Lay! Ich müßte dann zerbrechen Mein eigen Herz entzwei." "Herr Bischof mit mir Armen Treibt nicht so bösen Spott, Und bittet um Erbarmen, Für mich den lieben Gott. Ich darf nicht länger leben, Ich liebe keinen mehr – Den Tod sollt Ihr mir geben, Drum kam ich zu Euch her. – Mein Schatz hat mich betrogen, Hat sich von mir gewandt, Ist fort von hier gezogen, Fort in ein fremdes Land. Die Augen sanft und wilde, Die Wangen rot und weiß, Die Worte still und milde Das ist mein Zauberkreis. Ich selbst muß drin verderben, Das Herz tut mir so weh, Vor Schmerzen möcht’ ich sterben, Wenn ich mein Bildnis seh’. Drum laßt mein Recht mich finden, Mich sterben, wie ein Christ, Denn alles muß verschwinden, Weil er nicht bei mir ist." Drei Ritter läßt er holen: "Bringt sie ins Kloster hin, Geh Lore! – Gott befohlen Sei dein berückter Sinn. Du sollst ein Nönnchen werden, Ein Nönnchen schwarz und weiß, Bereite dich auf Erden Zu deines Todes Reis’." Zum Kloster sie nun ritten, Die Ritter alle drei, Und traurig in der Mitten Die schöne Lore Lay. "O Ritter laßt mich gehen, Auf diesen Felsen groß, Ich will noch einmal sehen Nach meines Lieben Schloß. Ich will noch einmal sehen Wohl in den tiefen Rhein, Und dann ins Kloster gehen Und Gottes Jungfrau sein." Der Felsen ist so jähe, So steil ist seine Wand, Doch klimmt sie in die Höhe, Bis daß sie oben stand. Es binden die drei Ritter, Die Rosse unten an, Und klettern immer weiter, Zum Felsen auch hinan. Die Jungfrau sprach: "da gehet Ein Schifflein auf dem Rhein, Der in dem Schifflein stehet, Der soll mein Liebster sein. Mein Herz wird mir so munter, Er muß mein Liebster sein!-" Da lehnt sie sich hinunter Und stürzet in den Rhein. Die Ritter mußten sterben, Sie konnten nicht hinab, Sie mußten all verderben, Ohn’ Priester und ohn’ Grab. Wer hat dies Lied gesungen? Ein Schiffer auf dem Rhein, Und immer hat’s geklungen Von dem drei Ritterstein: Lore Lay Lore Lay Lore Lay Als wären es meiner drei. (Clemens Brentano, 1800)